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L'histoire du palmier à huile

Il était une fois le palmier...

L’histoire du palmier se perd dans la nuit des temps dans les régions du pourtour du golfe de Guinée. Originaire d’Afrique tropicale, le palmier à huile serait apparu, il y a plus de 3000 ans. On le nomme alors « élaeis », il mesure 20 à 25 m de haut, mais dans les palmeraies de culture, les elaeis ne dépassent pas 15 mètres. Son « faux-tronc » est le stipe caractéristique des palmiers, cylindrique, vertical, non ramifié et de diamètre constant. Les feuilles, pennées, mesurent de 5 à 7 m de long, à pétioles très robustes et épineux. Elles forment une couronne symétrique en haut du stipe, entourant et protégeant le bourgeon végétatif. L’élaéiculture (culture du palmier à huile) remonte ainsi à l’invention de l’agriculture. Avec sa domestication, l’oléastre se transforme, se développe pour devenir un arbre, tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Le palmier à huile, un arbre végétal élégant

Le palmier à huile (éléis de Guinée) fait partie de la famille des Arécacées, largement cultivée pour ses fruits et ses graines riches en huile à usage alimentaire et industriel. L’huile de palme, extraite de la pulpe du fruit, est devenue depuis quelques années la « première source de corps gras végétal sur le marché mondial » A partir des années 60, l’Etat de Côte d’Ivoire a entrepris la culture du palmier à huile à grande échelle, dans le Sud-est et le Sud-ouest du pays, dans le cadre de la politique du développement régional. Ainsi fut créé le groupe SODEPALM, pour la réalisation d’importants blocs agroindustriels dont la gestion fut confiée par la suite à la société d’Etat PALMINSDUSTRIE.

L’exploitation moderne du palmier à huile a démarré en Côte d’Ivoire par la mise en œuvre d’un premier plan palmier à huile de 1963 à 1985, et s’est poursuivie avec un deuxième plan de 1986 à 1990.